L’ouverture à la concurrence des jeux en ligne a considérablement transformé le monde des jeux. Jusqu’à juin 2010, date officielle de cette ouverture, les opérateurs de jeux proposaient une gamme variée de jeux, sans être inquiétés. Mais depuis un an, ces jeux sont totalement réglementés sur le territoire national, ce qui a contraint beaucoup d’opérateurs à ne plus être autorisés à proposer leurs jeux. L’Arjel (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) a ainsi été créée afin de sélectionner les opérateurs qui peuvent en toute légalité proposer des paris sportifs, hippiques et du poker en leur délivrant des licences valables pour cinq ans renouvelable. Face à ces nouvelles mesures, 19 sites ont été jusqu’à présent mis en demeure et la chasse à ces sites illégaux risque de perdurer.Les sites illégaux ne sont pas les seuls à être surveillés. En effet, les cercles de jeux sont eux-aussi sous l’œil de mire de l’Arjel en raison de la très mauvaise réputation dont ils sont victimes. C’est ainsi que trois cercles de jeux parisiens ont été contraints de fermer leurs établissements. Un premier, le Cercle Haussmann a dû mettre la clé sous la porte à la fin mai. Début juin, c’est au tour des Cercles Eldo et Wagram de voir les policiers de la DCPJ (Direction Centrale de la Police Judiciaire) faire irruption et interpeller plus d’une dizaine de personnes. Les joueurs de poker n’ont quant à eux pas été inquiétés, mais ont dû simplement répondre à une vérification de leur identité.
Ce n’est pas la première fois qu’un cercle de jeux se voit contraint de fermer boutique. En 2008, le Cercle Concorde a été fermé car il ne fonctionnait pas comme un cercle de jeux, c’est-à-dire qu’il ne devait faire aucun profit, alors qu’en réalité il fonctionnait comme un casino. Derrière ces cercles de jeux se trouvent de véritables groupes mafieux qui sont déjà dans le collimateur de la police judiciaire. Les cercles de jeux ont beaucoup de soucis à se faire...


