Paris a accueilli sa première convention légale et ce pour la première fois de son histoire. Du moins pour ce qui touche au poker en ligne, pari sportif et course hippique. En effet, de nombreux professionnels du jeu en ligne se sont donnés rendez-vous à la convention organisée par iGaming France. Et de nombreux acteurs du jeu online ont répondu présents comme Jean François Vilotte (Président de l'Arjel), Nicolas Béraud (Président de Betclic Everest Group), Canelle Frichet (Directrice marketing de Winamax) ou encore Alexandre Dreyfus (Fondateur de Chilipoker) pour ne citer qu'eux. Durant deux jours, l'hôtel Mariott de Neuilly s'est transformé en centre névralgique du jeu en ligne en France et les affiliés sont venus en masse tout comme des groupes de médias. Ainsi, des tables rondes ont eu lieu et une particulièrement fut très intéressante et qui regroupaient les ténors du jeu en ligne: la table ronde portant sur la situation actuelle du marché en ligne. Les professionnels se sont tous accordés à dire que la situation actuelle n'est pas viable à cause d'une fiscalité bien trop importante et aucun opérateur ne génère de bénéfice. En effet, les opérateurs de pari sportif tirent tous la langue et perdent des sommes considérables du fait de la publicité trop coûteuse mais élément essentiel pour capter de nouveaux joueurs. En effet, seul le poker en ligne est aujourd'hui le moins à plaindre bien que dans le même cas que le pari sportif aucun opérateur ne fait de bénéfices. Disons que les opérateurs de poker en ligne limitent la casse et sont un peu moins à plaindre que les opérateurs de pari sportif bien que la situation soit pas vraiment au beau fixe. Pas moins de 600 personnes ont assisté à cette convention et des affiliés ont également eu leur table ronde. En effet, les affiliés ont pu partager leur expérience avec l'assistance et on y apprenait que les opérateurs fixaient des coûts par acquisition (CPA) aux affiliés en fonction de la "tête du client". En effet, les afffiliés bénéficient d'un CPA en fonction du bon vouloir de l'affiliate manager qui propose des CPA variant d'un site à un autre en fonction du trafic. Plus le trafic sera important, plus les places seront chères pour y être affiché. Cette convention est la première du genre puisque la légalisation du jeu en ligne date de seulement mi juin, juste avant la Coupe du monde de football qui s'est déroulé en Afrique du Sud. D'autres conventions devraient suivre dans les prochains mois pour suivre l'évolution de la fiscalité des opérateurs qui plombent aujourd'hui les résultats des groupes légaux en France. Si rien ne bouge dans les prochains mois, il est évident que de nombreux groupes devraient disparaître faute de liquidité et de rentabilité. Autant dire que l'Etat a la pression car si des groupes venaient à disparaître, les entrées d'argent devraient sensiblement être réduites.
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